Un système homéostasique
Ma recherche sur un Système alternatif m'a conduit vers la façon dont la
loi devait être écrite, en profitant de ce que chaque citoyen soit
identifiable individuellement et non en tant que masse ou groupe, ou
avec des barèmes. Partant de là on peut imaginer une loi adaptative, ce
qui implique que son écriture soit algorithmique, et ceci implique à son
tour que la loi doit être fondée sur des raisons vérifiables,
mesurables.
Le point de départ de ma réflexion est la loi dans ce qu'elle délimite
comme légal ou non, elle signale les zones de droit et de non-droit.
Mais on pourrait aussi dessiner une borne négative, ce qui est "en-dessous" de la loi.
La borne supérieure est celle qui détermine un taux maximum (quel que
soit le domaine) tandis que la borne inférieure elle, détermine ce qu'il
est légitime de posséder.
On peut aussi dessiner une borne intermédiaire, un niveau "recommandé".
Ainsi on peut avoir une échelle qui ressemble à cela :
- devoir - légitime - recommandé - autorisé - interdit -
Et c'est intéressant parce que, la loi devant être logique, la notion de
"ce qui est légitime d'absorber" éveille la curiosité, car c'est un
domaine dont la responsabilité en revient au Système, quand il a à son
tour des devoirs envers les citoyens.
Si on étend encore notre champ de vision à l'ensemble des échanges,
cette loi, ou en tous cas ce fonctionnement pourrait très bien les
régir.
Dans la partie de ce qui est dû par le Système, tout serait mit en
oeuvre pour le réaliser. Dès lors on s'aperçoit que ce schéma s'applique
aussi à des produits, pour peut qu'on puisse traduire cette action
informatique par "l'obligation de naître et d'aller se mettre quelque
part" à un simple boulon... Eh oui on peut tout imaginer en termes de
puissance du processeur qui va gérer tout ça ! (un jour dans le futur)
L'idée de base d'une loi algorithmique c'est d'obtenir un niveau
recommandé qui lui aussi est très intéressant. Il peut être déterminé
par un calcul d'échelle à long terme, concernant les biens périssables,
et titille l'oreille de ceux qui parlent d'éthique de la consommation.
(Elle aussi est mesurable.)
Pour illustrer une application des lois recommandées issues d'un
algorithme adaptatif j'ai imaginé l'exemple très banal des informations
légales reçues par l'ordinateur de bord d'une voiture sans pilote : les
conditions locale (à l'origine des panneaux de circulation) combinés à
la météo et éventuellement le statut du véhicule, renvoie une vitesse de
circulation. C'est directement la loi qui la détermine en temps réel.
Un autre exemple serait la fixation des prix, capables de changer toutes
les secondes. Ils seraient déterminés par un algorithme qui veille à
les maximiser, de sorte à correspondre à la mention "sans but lucratif",
et cela avec une précision chirurgicale !
Ce qui est intéressant finalement c'est cette double tension vers un
niveau recommandé, quand la loi décourage ce qui dépasse ce niveau ou
agit directement pour permettre de l'atteindre.
On pourra parler de démocratie quand chaque élément de ces bornes magnétiques sera l'objet de discussions et de votes.
On peut aussi si figurer que les débats résolus seront intégrés au
Système et que leur paramétrages sont aussi l'objet de lois, de
discussions, et enfin d'informatisation. (Et qu'il y aura plein de
couches !)